DU CARDINAL FLEURI. Z Z
tution TJnigenitus , source de tant de troubles.
Le parlement crut qu’il pourrait toucher leroi s'il lui parlai t dans l’absence du cardinalFleuri. 11 fut que ce ministre était à une petitemaison de campagne qu’il avait au village d'fssy.Des députés prirent ce temps pour aller à la.cour. Le roi ne voulut point les voir;, ils insis-tèrent , on les fit retirer. Ils rencontrèrent dansles avenues le cardinal qui revenait d’Issy.L’abbé Facette , très-célèbre en ce temps-!à ,et qui était un des députés, lui dit que le par-lement n’avait jamais été si maltraité. Le car-dinal soutint l’autorité du conseil, et crut setirer d'affaire en avouant qu’il y avait quelquechose à reprendre dans la forme. L’abbé Pucellerépliqua que la forme ne valait pas mieux que lefond. On Ce sépara aigri de part et d'autre.
La cour embarrassé rappela les onze avocatsde leur exil, afin que la justice np fût point inter-rompue ; mais le cardinal persista à empêcherle roi de recevoir les députations du parlement.
Enfin ils furent mandés à Versailles f par unelettre de cachet. Le chancelier á’Jgueffeau lesréprimanda au nom du roi, et leur ordonna debiffer fur les registre s tout ce qu’ils avaient arrêtéau sujet des disputes présentes; il acheva, parcet acte de soumission au cardinal, de se dé cré-diter dans tous les esprits qui lui avaient été silong, temps favorables. Le parlementrequt ordrede ne se mêler en aucune manière des affairesecclésiastiques; elles furent toutes évoquéesau conseil. Par-là le cardinal F'eurí semblait
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