ASSASSINAT v v ROI. 6 ?
plus ancîen de ses ministres , le garde des sceauxChanveíin qui a toujours conservé de ia réputa-tion dans FEurope, tout le parlement de Pariset un très-grand nombre d’autres magistrats, desévêques, des abbés et des hommes de tout état.
La marquise de Pompadour , qui avait fait ren-voyer le comte de Maurepas, 'fit renvoyer demême le garde des sceaux Alacbauld et le comted ' Argenfau. : On pardonne plus aisément uneinjure à son ennemi déclaré qu’une trahison ouune faiblesse à un homme de son parti. Elle pro-posa au comte d’Argenson de se réconcilier aveclui, et de lui sacrifier le garde des sceaux. Iírefusa : alors la perte de tous deux fut résolue,et ils requrent leurs lettres de cachet le mêm,ejour, premier février. Tel a été souvent le sortdes ministres en France : ils exilent, et on lesexile ; ils emprisonnent, et ils font emprison-nés. Toutes ces choses qui font de la plus grandevérité se trouvent éparses dans les journauxétrangers ; on les a rassemblees ici Stns aucuneenvie de flatter ni de nuire , et feulement pourJ’instruction de ceux qui trouvent leur conso-lation dans Phiftoire.
Dans le procès de Damiens, que !a grand’cham-bre instruisit, le criminel soutint toujours quela religion Pavait déterminé à frapper le roi,niais qu’iln’avaic jamais eu intention de le tuer ;il déclara fans varier que son projet avait étéconqu depuis l’exil de tout le parlement. t .
Interrogé fur les discours qu J on tenait estezle docteur de Sorbonne nommé Corgne de
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