DES JESUITES. 7g
cent famiiles à la mendicité, en 164.4. Us enavaient été quittes pour donner des indulgèncesaux familles ruinées, et pour associer à leur ordreles principales et les plus dévotes.
Ils pouvaient appeler de la sentence des consulsde Marseille pardevant la commission du Conseil,établie pour juger tous les différends touchant lecommerce de l’Amérique ; mais M. de la Grand-ville conseiller d’Etat et leur affilié, qu’ils con-/altèrent, leur conseilla de plaider devant le parle-ment de Paris : ils suivirent cet avis qui leur devintfuneste. Cette cause fut plaidée à la grand’cham-bre avec la plus grande solennité. L'avocat Gerbierse fit, en parlant contr’eux, la même réputationqu’autrefois les Arnaud et les Pasquier.
Après plusieurs audiences, M. le Pelletier deSaint-Fargecm , alors avocat-général, résuma toutela cause, et fit voir que la Valette étant visiteurapostolique et Sacy procureur-général des missions,étaient deux banquiers; que ces deux banquiersétaient commissionnaires du général résidant àRoms, que ce général était administrateur de tou-tes les maisons de l’ordt e ; et fur ces conclusions,il fut rendu arrêt f par lequel le général des jésui-tes et toute la société étaient condamnés à résilia-tion , aux intérêts, aux dépens et à cinquante millelivres de dommagîs.
Le général ne pouvant être contraint, les jésui-tes de France le furent. Le prononcé fut requ dupublic avec des applaudissemens et des battemens
t 8 .ma; 176».
C 2