ET DE C O R O H A ÎV D E E. Isf
nuelque idée des établiffemens formés par tantde nations d’Europe for les côtes occidentaleset orientales de f Inde,
11 est désagréable de ne point mettre ici unecarte géographique sous les yeux du lecteur :nous n’en avons ni le temps ni la facilité; maisquiconque voudra lire avec fruit ces mémoires,pourra aisément en consulter une. S’il n’en upoint , qu’il se figure toutes les côtes de lapresqu’île de l’Inde couvertes d’établifferoenxde marchands d’Europe , fondés par ies conces-sions des naturels du pays , ou les armes à lamain. Commencez par le nord-oueft. Vous trou-vez d’abord fur la côte h presqu’île de Cam-baye , où l’on a prétendu que les hommesvivaient communément deux cents années. Sicela était, elle aurait cette eau d’immortalitequi a fait le sujet des romans de l’Asie, oucette fontaine de Jouvence, connue dans lesromans de l’Europe, Les Portugais y ont con-servé Diu ou Diou, une de leurs anciennesconquêtes.
Au fond du golfe de Cambaye est Surate,,ville immédiatement gouvernée par le grandmogol, dans laquelle toutes les nations com-merqantes de la terre avaient des comptoirs, etsur-toutles Arméniens qui font les facteurs dela Turquie ; de la Perse et de l’inde.
La côte de Malabar, proprement dite, com-mence par une petite île qui appartenait auxjésuites : elle porte encore leur nom ; et parun singulier contraste, Pile de Bombai qui fuitest aux Anglais. Cette île de Bombai est leséjour le plus mal sain de l’índe et le plus in-commode. C’est pourtant pour la conserver queles Anglais ont eu une guerre avec le nabab deDécan, qui affecte la souveraineté de ces côtes.