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de toutes les fables qui ont depuis tenu lieu devérités en Perse, enChaldée, en Egypte, enGrèce et chez les plus petites et les plus mépri-sables hordes, comme chez les plus grandes etles plus florissantes nations. Ces objets sont plusdignes de l’étude du sage (O que ces querellesde quelques commis pour de ia mousseline etdes toiles peintes, dont nous serons obligés,malgré nous, de dire un mot dans le coursde cet ouvrage.
Pour revenir à cette révolution dans Dinde,le souba qui s’appelait Suraia-Doula était untartare d’origine. On disait qu’àl’exemple à'Jn-rengzeb , son dessein était de s’emparer de l’Indeentière : on ne peut douter qu’il ne fût très-am-bitîeux, puìsqu’il était à portée de l’être: onajoute qu’il méprisait son empereur faible et dur,inappliqué et sans courage; et qu’il haïssait égale-ment tous ces marchands étrangers qui ve-naient ptofkcr des troubles de l’empire et lesaugmenter. Dès qu’il eut pris le fort des Anglais,il menaça ceux des Hollandais et des Français:ils se rachetèrent pour des sommes d’argent,
(/) Cc n’est sas que mous ayons une foi aveugle peur toutte que nous debite M. Holwtìl : il ne faut i’avoir pourpersonne;mais enfin il nous a démontré que les Gangaridesavaient écrit une mythologie bonne vu mauvaise il y acinq mille ans , comme le savant et judicieux jésuitePartnnin nous a démontré que les Chinois étaient réunisen corps de peuple vers ce temps-Ià. Et s’ils Vêtaientalors, il fallait bien qu’ils le fussent auparavant : de grandespeuplades ne fe forment pas en un jour. Ce n’est done pas ànous qui n’étions que des sauvages barbares, quand cespeuples étaient policés et favans, à leur contester leur anti-quité. 11 fe peut que dans la foule des révolutions qui outdû tout changer stir la terre, l'Europe ait cultivé des arts etconnu des sciences avant l’Afie ; maïs il n’en reste aucunvestige; et i’JUìe est pleine k'anden; monvmenî.