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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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SZ4 L I N G & M.

le phallus égyptien furent autrefois traités plusserieutement chez des nations qui exilaienttant de siècles avant Rome. Lamour, si néces-saire au monde, et qui est larae de la nature,nétait point une plaisanterie comme du tempsde Catulle et d Horace. Les premiers Grecs sur-tout en parlèrent avec respect. Les poètesétaient ses prophètes. Hésiode, en appelant rnus Y amante de la génération {fèihmtta .) révèreen elle la source des êtres.

On a prétendu qu Aftaroth , chez les Syriens,était autrefois même que le Priape de Lamp-saque. Chez les Indiens, ce ne fut jamais quunsymbole. On y attache encore quelque supers-tition , mais on ne ladore pas. Ce mot d 'adorer,employé par quelques compilateurs, est la pro-fanation dun mot consacré à lEtre des êtres.

On demande pourquoi ce symbole existe en-core dans quelques endroits des côtes de Mala-bar et de Coromandel ? c quil exista. Leshabitans de ces climats conservèrent long tempscette simplicité grossière qui ne fait ni rougir nirailler de la nature. Les femmes indiennes nontjamais eu deeommerceavec les Européens. Lamalignité des peuples éclairés rit dun tel úfage;linnocence le voit impunément. II paraît quunptelle coutume a sétablir dautant plus aisé-ment que ladultère , ce vol domestique, ceparjure dont nous nous moquons, fut long.temps inconnu dans lInde , et que la vie retiréedes femmes le rend encore aujourdhui extrê-mement rare. Ainsi , ce qui ne nous parait quunsigne honteux de la débauche netait pour euxque le ligne de la foi conjugale.

Quil nous soit permis fie répéter ici que sidans presque toutes les religions il y eut des