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le phallus égyptien furent autrefois traités plusserieutement chez des nations qui exilaienttant de siècles avant Rome. L’amour, si néces-saire au monde, et qui est l’arae de la nature,n’était point une plaisanterie comme du tempsde Catulle et d’ Horace. Les premiers Grecs sur-tout en parlèrent avec respect. Les poètesétaient ses prophètes. Hésiode, en appelant Vé rnus Y amante de la génération {fèihmtta .) révèreen elle la source des êtres.
On a prétendu qu’ Aftaroth , chez les Syriens,était autrefois lê même que le Priape de Lamp-saque. Chez les Indiens, ce ne fut jamais qu’unsymbole. On y attache encore quelque supers-tition , mais on ne l’adore pas. Ce mot d 'adorer,employé par quelques compilateurs, est la pro-fanation d’un mot consacré à l’Etre des êtres.
On demande pourquoi ce symbole existe en-core dans quelques endroits des côtes de Mala-bar et de Coromandel ? c’eô qu’il exista. Leshabitans de ces climats conservèrent long tempscette simplicité grossière qui ne fait ni rougir nirailler de la nature. Les femmes indiennes n’ontjamais eu deeommerceavec les Européens. Lamalignité des peuples éclairés rit d’un tel úfage;l’innocence le voit impunément. II paraît qu’unptelle coutume a dû s’établir d’autant plus aisé-ment que l’adultère , ce vol domestique, ceparjure dont nous nous moquons, fut long.temps inconnu dans l’Inde , et que la vie retiréedes femmes le rend encore aujourd’hui extrê-mement rare. Ainsi , ce qui ne nous parait qu’unsigne honteux de la débauche n’etait pour euxque le ligne de la foi conjugale.
Qu’il nous soit permis fie répéter ici que sidans presque toutes les religions il y eut des