sz6 EPREUVES.
et font encore communs dans l’Inde. Toutyient d’Orient, le bien et le mal. 11 n’estpas étonnant que pour découvrir les crimessecrets , pour effrayer les coupables , et pourmanifester s innocence acculée, on ait imaginéque oie u même interrompait les lois de lanature. On fe permit du moins cetartiffce. Situ es coupable, avoue, ou dteXj va te punir.Cette formule pouvait être un frein au crimechez le peuple greffier.
L’epreuve la plus commune dans l’Inde étaitl’eau bouillante ; si l’accufe en retirait fa mainfaine, 11 et ai t déclaré innocent. 11 y a pîbsd’une manière de subir cette épreuve impu-nément. On peut remplir le vase d’eau bouil-lante et d’huile froide qui surnage. On peutavoir un vase à double fond, dans lequel l’eaufroide fera séparée en-haut de seau qui bouil-lira dans la partie inférieure. On peut s’en-durcir la peau par des préparations ; et lescharlatans vendaient chèrement ces secrets auxaccusés. Le plongeaient dans une rivière étaittrop équivoque. II est trop clair qu'on surnage,quand on est lié par des cordes qui font, avecle corps, un volume moins pesant qu’un pareilvolume d’eau. Manier un fer brûlant était plusdangereux, mais auffi beaucoup plus rare. Passerrapidement entre deux bûchers n’était pas ungrand risque : on pouvait tout au plus brûlerses cheveux et fes habits.
Ces épreuves font si évidemment le fruitdu génie oriental qu’eltes vinrent enfin aux Juifs.Le Vaiedabber, que nous appelons les Nom-bres , nous apprend qu’on institua dans le dé-sert l’épreuve des eaux de jalousie. Si un mariaccusait sa femme d'adultère, le prêtre fesait