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celle de Mercure. En s’occupant ainsi deschoses du ciel, il risqua de perdre celles dela terre. Un de. ses frères lui prit Agra, etle.vainquit dans une grande bataille. Ainíì lamaison de Tamerlan fut presque toujoursplongée, dans les. guerres .civiles.
Pendant que les deux, frères fe battaient ets’affaiblissaient l’un l’autre, un tiers s’emparades terres qu’ils. fe disputaient. C’était unaventurier du Candahar ; il fe nommait Sher.Ce Sher mourut dans uns.de ses expéditions.Toute fa famille íê fit-la guerre pour partageries dépouilles.; et pendant ce temps l’astrologueHumaiou était réfugié en Perse chez le fophiThamas, On voie .que la nation indienne étaitune des plus malheureuses de la terre, etméritait ses malhfurs, puifqu’elle n’avait suni fe gouverner elle-même, ni résister à sestyrans,. L’écrivain persan fait un long. récit dôtoutes ces calamités, bien ennuyeux pourquiconque n’est pas né dans l’Inde, et peut-être pourles naturels du pays. Quand l'hi£-toire n’eít qu’un amas de faits qui n’ontlaissé aucpne trace , quand elle n’est qu’untableau confus d’nmbitieux en armes , tuésles uns par les autres , autant vaudrait tenirdes registres des combats des bêtes.
Humaiou revint enfin de Perse , quand laplupart des autres usurpateurs qui Pavaientchassé fe furent exterminés. II mourut pours’être laissé tomber de < Pescaìier d’une maisonqu’il fesait construire ; mais qu’importe ? Cequi importe, c’est que les peuples gémissaientet périssaient fur des ruines, non-seulementdans PInde , dans la Perse , mais dans l’Asiemineure et dans nos climats.
Après Humaiou vient Aebar son fils, plus