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été déshérité, nous ne pourrions nous flatterd’avoir travaillé aux progrès de l’esprit hu-main.
Sha-gèan succéda à Gèan-gir son père, contrelequel il s’était révolté tant qu’il avait pu; demême que ses enfans se révoltèrent depuiscontre lui.
Les noms de Gi.<n gir, et de Sha-gesn signi-fient , dit-on , empereur du monde. Si cela est.,ces titres sont du style asiatique,Ces empereurs-là n’étaiení pas^éo^raphes. Les trois quarts del’Inde en-deçà du Gange, dont ils ne furentja-rnais les maîtres bien reconnus et bien paisiblesjufqu’à Aur<ngzeb, ne composaient pas !e mondeentier. Mais le globe entre les mains de l’eru-pereur d’Allemagne et du roi d’Angleterre, >àleur sacre., n’est pas plus modeste que les titrerde Sht-gèan et de Gèm-gir.
Nous n’avons dit qo’un mot de cet Aurmgzeb ,fameux dans tout notre hémisphère ; et nous enavons ditasseZíen remarquant qu’il futile barbarele plus tranquille, l'hypocrite le plus profond,le méchant le plus atroce , et en même tempsle plus heureux des hommes, et celui qui jouitde la vie la plus longue et la plus honorée :exemple funeste au genre humain, mais quiheureusement est très-rare.
Nous ne pouvons dissimuler que nous avonsvu avec douleur l’éloge de ce prince parricidedans ÌVT.Ílotv; et nous l’excusons, parce qu’étantguerrier, il a été plus ébloui de la gloire d 'Au*rengzeb qu'effarouché de ses crimes. Pour nous,notre principal but, dont on a dû assez s'aper-cevoir , était d’examiner dans ces fragmens lesdésastres de la compagnie française des Indes etla mort du général Lallì; époque remarquable