DEFENSE
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été la seule compagnie dans l’univers qui eût com-mercé pendant près de cinquante années fans ja-mais partager entre les actionnaires le moindreprofit, le moindre soulagement produit par soncommerce. '
Tout ce que je sais, c’estquela compagnie an-glaise partage actuellement cinq et demi pourcent pour les six mois courans.
A l’égard de celle de Holland e, c’est une grandepuissance souveraine. Les actionnaires avaientde jà partagé 150 pour cent de leur première miseen 1608, après les dépenses immenses de réta-blissement payées fur les profits.
Maintenant qu'on reproche tant qu’on voudraau duc d 'Orléans régent d’avoir rendu la vie ànotre compagnie des Indes, et à Louis XIV del’avoir fait naître, je dirai, ils ont tous deux faitune belle entreprise. Le roi de Danemarck les aimités et a réussi. Les Français se sont mal con-duits , et ils ont échoué ; la vérité ordonne d’enconvenir.
II faut avouer aussi que la cour de Danemarckn’a point envoyé àTranquebar de missionnaire in-trigant , brouillon et voleur qui sema la discordedans les comptoirs, qui en emporta l’argent.et quien revint avec onze cents mille francs dans fa cas-sette, après avoir gagné des antes à Dieu, commea fait notre révérend père Lavaur de la com-pagnie de jesus.
On fait assez que l’histoire ne doit être ni unpanégyrique, ni une satire, ni un ouvrage de parti,ni un sermon, ni un roman. J’ai eu cette règle
devant