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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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A l’aUTEUR DU JOURNAL etc. lo-

titres ne méritait pas d’être cité. Sa traduction daLucrèce est la meilleure qu’on ait en France.

11 se trompe quand il dit que Dejhiurets n’étaitqu’un traducteur. L’abbé Regnier-Dej'marets atraduit à la vérité Anacréon en vers italiens avecsuccès, ce qui est un très-grand mérite ; mais il afait des vers français qu’on fait par cœur ; et ilétait excellent grammairien.

II se trompe quand il dit que’ Bernier n’était pasmédecin du grand-mogol, et qu’il le croit précep-teur du fils d’un aga. Un mahométan indien nedonne point pour précepteur à son fils un chrétiende France qui parle mal indien. Mais on ne de-mande guère à un médecin de quelle religion il est.Bernier était médecin de l’ernpereur Shan- Gcaii,comme on peut le voir dès la page 9 de ses voyages,édition d’Amsterdam. Voilà pourtant ce que lejournaliste appelle une faute grossière.

II se trompe quand il dit que le .journal dessavans de Paris n’eft pas le premier qu’on ait faiten F.urope,

11 se trompe en opposant les transactions philo-sophiques. Ces transactions ne font point un.examen des ouvrages nouveaux de tous les au-teurs, comme le journal des savans; c’est uneentreprise toute différente.

11 se trompe quand il croit qu’il y a eu unebonne pharmacopée universelle avant celle deLemerì.

11 se trompe quand il dit que le Moréri n’estpas le premier dictionnaire français historique quiconcerne ies faits, C’est même le premier en