DU CARDINAL DE RICHELIEU. 187
le second point, qui est sur-tout renfermédans le neuvième chapitre, roule fur les pro-jets d’administrauon imaginés par sauteur; etde tous ces projets il n’y en pas un seul qui nesoit précisément le contre-pied de l’adtninistrationdu cardinal. L’auteur se met en tête d’abolirles comprans, ou de les réduire par grâce à unmillion d’or. Les comptans font des ordonnancessecrètes pour des affaires secrètes, dont on nerend point compte. C’est le privilège le pluscher de la place d’un premier ministre. Sonennemi seul en pourrait demander l’abolìtion.
X X.
Ce chapitre neuvième du testament politiqueporte à chaque page les preuves les plus évidentesde la supposition la plus mal-adroite : c’est là quetout est faux, réflexions, faits et calculs; c’estlà que fauteur avance que quand on établit unimpôt, on est obligé de donner une plus grandesolde au soldat; ce qui n’est pourtant arrivé nisous Louis XIII ni fous Louis XlV ; c’est làqu’en soulageant le peuple de dix sept. millionsde taille , il porte tout d’un coup à cinquante-sept millions les revenus du roi, qu’il supposen’aller d’ordinaire qu’à trente cinq : et il le sup-pose encore avec ignorance ; car les taillesallaient feu.es d’ordinaire à trente cinq millions:les fermes à onze etc. ; c’est là qu’il se proposede rembourser les rentes établies par le cardinal,dont plusieurs étaient au denier vingt, qu’il.