DU CARDINAL D K RICHELIEU. I<?ï
ne pourraient balancer une raison convaincante.Si pourtant la faiblçíle des hommes, a besoin d’au-torités, j’opposerai au père le Long et aux autres,Aubery , qui a écrit la vie du cardinal Mazarìn ;Ancidon , Richard , Pécrivain qui a pris le nom deVigneui de AlarvìUe , et enfin la Monnaie, P undes critiques les plus éclairés du dernier siécle}tous ont cru lé testament politique supposé.
XXIV.
Mais, dit-on, en 1664, Pabbé des Roches, an-cien domestique du cardinal de Richelieu , donnasa bibliothèque à la sorbonne , à Pexemple de sonmaître; et dans cette bibliothèque on trouve unmanuscrit du testament conforme à l’imprimé,avec la méme épître dédicatoire et la méme tabledes matières. C’est ce manuscrit méme, remis à.la sorbonne , qui achève de prouver Pimpoíture.II est remis vingt-deux ans après la mort du car-dinal, fans aucun enseignement, fans la moin-dre indication de la part de Pabbé des Roches. Cedomestique du cardinal et la sorbonne elle-mêmenégligèrent cet ouvrage , et ce n'est que depuisdeux ans qu’on lui a donné place fur des tablettes.Si le manuscrit avait été copié sur I’original, onsaurait.plus respecté, on trouverait quelquesmarques de son authenticité , on verrait à la finde la lettre au roi la souscription dû cardinal deRichelieu. Elle n’y est point. On n’a pas osé pous-ser l’effronterie jusqu’à signer ce nom. Pour peuque le cardinal eût laisse seulement quelques mé-moires qui eussent eu quelque rapport ( même