DU CARDINAL DE RICHELIEU. IYY
debienviolens. L’auteur du testament a cru qu’enfesant parler le cardinal de RicbeìiíuW fal aitlefaire parler en homme d’une sévérité outrée,comme Corneille , en mettant ie= anciens Romainsfur le théâtre, leur a donné quelquefois plus d’or-gueil et de férocité qu’tìs n’en avaient, ou plutôtcomme un domestique paris souvent avec fierté annom de son maître. ”
“ Mais, Monsieur, quel service rendrait-on auxhommes en voulant mettre fous le nom d’unprêtre, d’un évêque, d'un grand ministre desmaximes impitoyables ? Nous vivons fous un roidoux, bienfefant, indulgent 5 mais il se peut faireque dans la fuite des siècles la nation ait des sou-verains moins remplis d’humanité. Neseront-ilspas encouragés à la dureté, à l’abus de la suprêmepuissance, quand ils croiront que le plus grandministre de l’Europe a conseillé ìi son maître dene point pardonner, de dépouiller tous les magiC-trats qui consument leur vie à étudier et à main-tenir les lois, qui exercent une des plus noblesfonctions de la royauté, et quin’ontd’autre récom-pense de leurs travaux que leurs travaux mêmes ;de les dépouiller, dis-je, de leurs droits et de leursprivilèges, enfin de faire payer la taille aux parle-mens, aux chambres des comptes, au grand con-seil, etc. et d'enròler la noblesse comme des pay-sans? Ces deux propositions, aussi tyranniquesqu’extravagantes, n’auraient-elles pas dù suffirepour dessiller les yeux ? ”
“ Non-seuiement je vous soumets , Monsieur,