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avait nommés, et c’est en cela que le mafïàcre &
de Mérindol porte un caractère plus affreux que w f
les autres. Le crime est plus grand quand il estcommis par ceux qui font établis pour réprimer lescrimes et pour protéger l’innocence. ; iá
Un avocat-général du parlemement d’Aix, nom- cto)mé Guérin , fut le premier auteur de cette bou- Wcherie. C était , dit l’historien César Nojlrada - par
mus , un homme noir ainji de corps que d’ame , jaarautant froid orateur que persécuteur ardent et checalomniateur effronté.. 11 commenqa par dénoncer faen r í 40 dix-neuf personnes au hasard comme héré- tertiques. 11 y avait alors un violent parti dans le que
parlement d’Aix , qu’on appelait les ùrûàrr. Le lie
président tsOppède était à la tête de ce parti. Les kt
dix-neuf accusés furent condamnés à la mort fans D
être entendus ; et dans ce nombre . il se trouva fem
quatre femmes et cinq enfans qui s’enfuirent dans »
des cavernes. Oi
II y avait alors, à la honte de la nation, un M
inquisiteur de !a foi en Provence ; il se nommait ^
frèr s Jean de Rome. Ce malheureux accompagné ausiqde satellites allait souvent dans Mérindol et dans fetp]les villages d’alentour ; il entrait inopinément et encorde nuit dans les maisons où il était averti qu’il y « q,avait un peu d’argent ; il déclarait le père, la mère fepj
fet les enfans hérétiques, leur donnait 1a question, f fî
prenait l’argent, et violait les filles. Vous trou- toaiju
verez une partie des crimes de ce scélérat dans le f Cj
fameux plaidoyer à'Aubri, et vous remarquerez jqu’il ne Fut puni que par la prison.
Ce fut cet inquisiteur qui, n’ayant pu entrer ^