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COMMENTAIRE
XXXVIII.
Un Etat qui en a conquis un autre, ou continue à legouverner selon fes iois, ou il lui en donne de nouvelles,eu il détruit la société et la disperse dans d’autres, ouenfia^il extermine tous les citoyens. La première manièreest conforme au droit des gens d’aujourd’hui; la quatrièmemanière est plus conforme au droit des gens des Romains.Nous sommes devenus meilleurs, il faut rendre ici stom-rnage à nos temps modernes ete. (pag. r;;. )
Hélas t de quels temps modernes parlez-vous ?Le seizième siècle en est-il ? songez-vous aux douzemillions d’hommes fans défense égorgés en Amé-lique ? Est-ce le siècle présent que vous louez.?comptez-vous parmi les usages modérés de lavictoire » les ordres signés Louvois , d’cmbraserle Palatinat, et de noyer la Hollande ?
Pour les Romains , quoiqu’ils aient été quelque-fois cruels, ils ont été plus souvent généreux. Jene cannais guère que deux peuples considérablesqu’ils aient exterminés, les Veïens et les Carthagi-nois. Leur grande maxime était de s’incorporerles autres nations » au lieu de les détruire» Ils
lois Ost t ensuite empêché l’Espagne de profiter des avantagestyu’elle eût dû retirer d-e fes colonies. Montesquieu n’avaitaucune connaissance des principes politiques relatifs à larichesse , aux manufactures, aux finances, au commerce.Ces principes «'étalent point encore découverts * ou dumoins n'avaiem jamais été développés ; et te caractère deîdn génie ne le rendait pas propre aux recherches qui exigent«ne longue méditation, une analyse rigoureuse etsuivie. illui eût été aulft impossible de faire le traité des richesses deSmith, que les principes mathématiques de Newton, Nulhomme n'a tous les tatens ; ce que ne veulent jamais9ô*upre»dre, m ies euthouílafies,, ci les pauégyri-iles.