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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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DIATRIBE

K l'AUTEBR DES EFIIEMEllIDES. (*)

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Monsieur,

Une petite société de cultivateurs, dans le fondd’une province ignorée , lit assidûment vos épfcé-raérides et tâche d’en profiter. L’auîeur du Siège deCalais obtint de cette ville des lettres de bourgeoisiepour avoir voulu élever rinfortuné Philippe deValois au dessus du grand Edouard III son vain-queur. 11 s’inticula toujours citoyen de Calais. Maisvous nous paraissez par vos écrits le citoyen del’univers.

Oui, Monsieur, l’agriculture est la base de tout,comme vous bavez dit, quoiqu’elle ne fasse pastout. C’est elle qui est la mère de tous les arts etde tous les biens ; c’est ainsi que pensait le premierdes Gâtons dans Rome, et le plus grand desScipions à lanterne. Telle était avant eux Topinionet la conduite de Xénophon chez les Grecs,après la retraite des dix mille.

La religion même n’était fondée que fur l’agn-culture. Toutes les fêtes, tous les rites n’étaientque des emblèmes de cet art, le premier des arts,qui rassemble les hommes, qui pourvoir à leurnourriture , à leurs logemens, à leurs vêtemens,les trois feules choses qui suffisent à la nature,humaine.

( **) M. l’abbé Baudtau,