CE QU’ON. NE PAIT PAS, e£C. 231
3, celle d’un lieu infâme ; les salles où le peuple33 se rassemble pour entendre ce que ['univers„ doit admirer, n’ont ni proportion, ni gran-33 deur , ni magnificence , ni commodité Le33 palais de votre capitale menace ruine , la33 faqade en est cachée par des masures, et33 Moletus y a fa maison au milieu de la cour.33 ( i ) En vain votre patelle me répondra q u'il33 faudrait trop d’argent pour remédier à tant» S d’abus ; de grâce donnerez - vous cet argent33 aux Massagètes et aux Cimbres? Ne fera t-il33 pas gagné par des Romains, par vos archi-33 tectes, par vos sculpteurs, par vos peintres,3, par tous vos artistes ? Ces artistes récompensés33 rendront cet argent à l’Etat par les nouvelles3, dépenses qu’ils seront en état de faite ; les33 beaux arts seront en honneur, ils feront à la33 fois votre, gloire et votre richesse ; car lej, peuple le plus riche est toujours celui qui33 travaille le plus. Ecoutez donc une noble33 émulation, et que les Grecs, qui commmen-33 cent à estimer votre valeur et votre conduite,.3, ne vous reprochent plus votre grossièreté. ”On lut à table le mémoire du citoyen ; leconsul ne dit mot, et demanda à boire ; l’édiledit qu’il y avait du bon dans cet écrit , et onn’en parla plus ; îa conversation roula sur lasève du vin de Falerne, fur le montant du vinde Cécube ; on lit l'éloge d’un fameux cuisinier ;
ti) Lorsque M. de Voltaire revint à Paris en 1778 , iltrouva les masures, détruites et la. maison de Mcletusdémolie.