252 IDÉE DE LA RÎÏORME
l’autre, on pouvait se dispenser de payer à unprince étranger le prix de toutes ces choses.Quand les annates les procès en cour de Rome,et les dispenses qui subsistent encore aujourd’hui,ne nous coûteraient que cinq cents mille francspar an, il est clair que nous avons payé depuisFra-açois I , en deux cents cinquante années ,cent vingt millions ; et en évaluant les différensprix du marc d’argent, cette somme en composeune d’environ deux cents cinquante millions d’au-jourd’hui. On peut donc convenir fans blasphème -que les hérétiques, en proposant ^abolition deces impôts singuliers dent la postérité s’étonnera,ne fêlaient pas en cela un grand mal au royaume,et qu’ils étaient plutôt bons calculateurs quemauvais sujets. Ajoutons qu’ils- étaient les seulsquisusièntla langue grecque , et qui connussentl’antiquité. Ne dissimulons point quemalgréleurs erreurs, nous leur. devonsle développementde l’esprit humain , long-temps enseveli dans iaplus épaisse barbarie.
Mais comme ils niaient le purgatoire, dont onne doit pas douter , et qui d’ailieurs rapportaitbeaucoupaux moines; ccmmeilsne révéraientpas des reliques qu’on doit révérermais qui rap-portaient encore davantage ; enfin, comme ilsattaquaient des dogmes très-respectés, (g) on ne
<g) Ils ren-oiivelaîent 1s fçtitïmentde Bértngerïu r Peucha-riflie; ils niaient qu’un corps put être en cent mille endroitsdifférens ». même par îa toutc-puissance divine ; ils niaientque les attribues puíTent subsister sans sujet ; iîs croyaientqu’íl était absolument impossible que ce qui est pain et vinyeux, au xotìt, k Pestomac, fût anéanti datis lemoment même qu'íl existe z ils soutenaient toutes ces or-