252 IDÉE DE LA. REFORME
Peu de temps avant 3a mort de François 1, k
quelques membres du parlement de Provence , c! P enianimés par des ecclésiastiques contre les habitans W ade Mérindol et de Cabrières, demandèrent auroi des troupes pour appuyer l’exécution de dix- W° lneuf personnes de ce pays condamnées par eux ; l®P eiils en firent égorger six mille, fans pardonner ni iàau sexe ni à la vieillesse ni à Fenfance ; ils rédui- - a :3 ! ffirent trente bourgs en cendres. Ces peuples, jus- wm
qu’alors inconnus, avaient ton fans doute d'étre nll P'
nés vaudois, c’était leur feule iniquité. 11s étaient îmlk
établis depuis trois cents ans dans des déserts, et ài!
fur des montagnes qu’ils avaient rendus fertiles t££C!l11
par un travail incroyable. Leur vie pastorale et ^ ! !
tranquille retraçait l’innocence attribuée aux pre- JBœa ' inmiers âges du monde. Les villes voisines n’étaientconnues d’eux que par le trafic des fruits qu’ils 'à
allaient vendre ; ils ignoraient les procès et la tei
guerre ; ils ne fe défendirent pas ; on les égorgea M í
comme des animaux fugitifs qu’on tue dans uneenceinte, (b) imté
C/l) Le véridique et respectable président de Thcu parle ®«Aa»
ainsi de ces hommes si innocens et si infortunés: Homines ì&ptpr
ejfe qui tre entis circiter abhinc annis afperum et inçultum W’irej
jolum vectigale à domìnis acceperint , quod improbo laborect ajjîduo cuîtu frugum fcrax et aptum pecori reddiderint ; </uo mi
patientijjimos eos lahoris et inedix , à litìbus abhorrentes , Eeuti
trga cgenos munificcs , trìbuta princìpi et sua jura âonûnis Mai
stdulo et furriina fide pcndere ; J)ú cultum ajjîduis precibus terres
et morum innocentiam pra fe ferre , caterùm rarb dìvorum lescad
templa adiré , niji ji quandb ad vicina fuis finibus oppida. ( i/,
tnercandi aut negotiomm causa divertant ; qub ji quandoque de Pto
pedem inférants non dei t dìvorumque fìatuis advolvi , ne c cres (
cereos zii nui donarìa itUa pûnere ; nen facerdotes ab eis ip'il j
ragari ut pro fe , aut propinquorum manìbus rem divinam coriw
situants non cruce frontem insigniri utl aliorum m or u eft ; ìis c.