854 S I L A TOLERANCE
Si la tolérance ejì dangereuse , et chez queh
peuples elle ejì permise ? ^
Quelques- UN s ont dit que fi l’on usait d’une esíltaindulgence paternelle envers nos stères encans leretiqui prient dieu en mauvais français, ce serait caWiileur mettre lei armes à la main, qu’on verrait de entésnouvelles batailles de Jarnac, deMoncontour, de miutCoutras, de Dreux, de S { Denis, etc. c’est ce que Dïij’ignore, pares que je ne fuis pas un prophète ; tóci
mais il me semble que ce n’est pas raisonner con. pt;[»
séquemmentque de dire : Ces hommes se sont fore- alki
levés quand je leur ai fait du mal f donc ils fi là-soulèveront quand je leur ferai du bien. 311'tilí
J’oseraís prendre la liberté d’inviter ceux qui cira pfont à la tête du gouvernement, et ceux qui font çà radestinés aux grandes places, à vouloir bien exa- frér.éssminer mûrement si l'on doit craindre en effet ilyatque la douceur produise les mêmes révoltes que bitansla cruauté a fait naître , si ce qui est arrivé dans en qcertaines circonstances doit arriver dans d’auttes, àsi les teraps, l'opinion , les mœurs font toujours b«les mêmes? tiift
Les huguenots fans doute ont été enivres defanatisme, et souillés de sang comme nous; mais ( Wt:la génération présente eft-elle auísi barbare que destleurs pères ? le temps, la raison qui fait tant de ^progrès, les bons livres, la douceur de la société, labu;nont-ils point pénétrés chez ceux qui conduisent xépanl’esprit de ces peuples ? et ne nous apercevons- f a f treinous pas que presque toute l'Europe a changé de Hollaface depuis environ cinquante années ? la§
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