270 Sl L’INTOER. A ÊtÍ CONNUE etc.
II est évident d’ailleurs qu’it fut la victime d'uti
parti furieux , animé contre lui. IJ s’était fait des cftal
ennemis irréconciliables des sophistes, des orateurs, ^
des prêtes, qui enseignaient dans les écoles , et tnau!
méme de tous les précepteurs qui avaient foin te P (
des eu fans de distinction. II avoue lui - même, P™
dans son discours rapporté par Platon, qu’il allait IaM:
de maison en maison prouver à ces précepteurs ^
qu’iîs if étaient que des ignorans : cette conduite a: ^
n’était pas digne de celui qu’un oracle avait déclaré P atne i
le plus sage des hommes. On déchaîna contre soi à!î
un prêtre et un conseiller des Cinq - cents , qui /à
l’accufèrent ; j’avoue que je ne fais pas précisé- P ocr ^
ment de quoi, je ne vois que du vague dans son à à
apologie ; on lui fait dire en général qu’on lui àà
imputait d’infpirer aux jeunes gens des maximes P™
contre la religion et le gouvernement. C’est ainsi à cr
qu’en usent tous les jours les calomniateurs dans cmb
le monde ; mais il faut dans un tribunal des faits PM
avérés, des chefs d’accufation précis et circonf- 1® i
tanciés ; c’est ce que le procès de Socrate ne nousfournit poiet : nous savons seulement qu’il eutd’abord deux cents vingt voix pour lui. Le tribunaldes Cinq cents possédait donc deux cents vingtphilosophes ; c’est beaucoup ; je doute qu’on lestrouvât ailleurs. Enfin la pluralité fut pour la ciguë ; hom
mais aussi songeons que les Athéniens, revenus à dom
eux-mêmes, eurent les accusateurs et les juges en à p
horreur; queMéìitus, le principal auteur de cet |j| Q j
arrêt, fut condamné à mort pour cette injustice ; p an
que les autres furent bannis, et qu’on éleva un j e [ c
temple à Socrate. Jamais la philosophie ne fut si
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