ET DE LA PERSECUTION.
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d’autre crime que devoir prié dieu pour le roi enpatois, et d’avoir donné une goutte de vin et unmorceau de pain levé à quelques paysans imbé-cilles. On ne fait rien de cela dans Paris , où leplaisir eítla feule chose importante, où l’on ignoretout ce qui se passe en province et chez les étran-gers. Ces procès fe font en une heure, et plusvue qu’on ne juge un déserteur. Si le roi en étaitíníbuit, il ferait grâce.
On ne traite ainsi les prêtres catholiques enaucun pays protestant. II y a plus de cent ptêttescatholiques en Angleterre et en Irlande , on lesconnaît, on les a laissé vivre très paisiblementdans la dernière guerre.
Serons-nous toujours les derniers à embrasserles opinions saines des autres nations ? Elles fefont corrigées, quand nous corrigerons-nous ? 11 afallu soixante ans pour nous faire adapter ce queNewton avait démontré ; nous commençons àpeine à oser sauver la vie à nos enfans par l'ino-culation ; nous ne pratiquons que depuis très peude temps les vrais principes de l’agriculture, quandcommençerons-nous àpratiquer les vraisprincipesde l’humanité ? et de quel front pouvons-nous re-procher aux païens d’avoir fait des martyrs ,tandis que nous avons été coupables de la mêmecruauté dans les mêmes circonstances?
Accordons que les Romains ont fait mourir unemultitude de chrétiens pour leur feule religion ;en ce cas, lesRomains ont été très-condamnables.Voudrions-nous commettre la même injustice, etquand nous leur reprochons d’avoir persécuté,voudrions-nous être persécuteurs ?