pouvoir de marcher et de digérer. Ils niaientl’existence des anges. 11s différaient beaucoup plusdes autres juifs , que 'es protestans ne diffèrentdes catholiques ; ils n’en demeurèrent pas moinsdans la communion de leurs frères : on vit mêmedes grands - prêtres de leur secte.
Les pharisiens croyaient à la fatalité ( n ) et à la
parvenons jamais à mie notion distincte : notis ne savonsmême ce que nous disons quand nous prononçons le motsubftance ; il vent dire , à la lettre, ce qui est dessous ; etpar cela même il nous avertit qu'il est incompréhensible ;car qu'est ce en effet que ce qui est dissous ? La connaissancedes secrets de DIEU n'esipas le partage de cette vie. Plon-gés ici dans ies ténèbres profondes» nous nous battons ksuns contre les autres , et nous frappons au hasard aumilieu de cette nuit , sans savoir piécisément pourquoinous eombattons.
Si l’on veut bien réfléchit’ attentivçmeufc fur tcut cela»il n 1 y a point d'homnie raisonnable qui ne conclue que nousdevons avoir de l’induìgence pour les opinions des autres 9et en mériter.
Toutes ces remarques ne font point étrangères au fond dcla question , qui consiste á savoir íì lis hommes doivent sctolérer î car íi elles prouvent combun on s'est trempé depart et d’autre dans tous les temps , tlies prouvent auflìque les hommes ont dû dans tous les temps se traiter uveçindulgence
C n ) Le dogme de fa fatalité est ancien et ■universel : vousle trouvez toujours dans Homère. Jupiter voudrait sauverla vie à ion fils Sarpedon\ mais le destin l’a condamne ùJamort; Jupiter ne peut qu'obéir. Le destin était chez ksphilosophes ou ^enchaînement néccffiire des causes et des«fiées néce/Tairemeiit produits par fa nature, ou ce mêmeenchaînement ordonné par la Providence ; ce qui est lienplus raisonnable. Tout le système de la fatalité est contensdans ce vers d 'Anneus Séneque :
Ducunt volentem fata , n&lenttm trahunt.
Ou est toujours convenu que DIEU gouvernait l’univers