ÏO SUR LA RELIGION,
A.
Je ne demande pas qu’on insulte la société ,mais qu’on l'éclaire. Si la religion du paysest divine , ( car c’est de quoi chaque nationíe pique ) cent mille volumes lancés contr’ellene lui feront pas plus de mal que cent millepelotes de neige n’ébranleront des muraillesd’airain ; les portes de Tenter ne prévaudrontpas contre elle , comme vous savez : com-ment des caractères noirs tracés fur du papierblanc pourraîent-ils la détruire ?
Mais si des fanatiques ou des fripons , ougens qui possèdent ces deux qualités à la fois ,viennent à corrompre une religion pure &simple ; si par hasard des mages & des bonzesajoutent des cérémonies ridicules à des loissacrées , des mystères impertinens à la moraledivine des Zoroajtre & des Consultée , le'genre-humain ne doit-d pas des grâces à ceux quinettoieraient le temple de Ditu des orduresque ces malheureux y auront amassées ì
JJ.
Vous me paraissez bien savant ; quels sontdonc ces préceptes de Zoroajtre & de Con-sutise !
A.
Consut\èe ne dit point : ~Ne sais pas ûuxhommes ce que tu ne voudrais pas qu'on te Jît.
U dit : Fais ce que 'tu veux qu’on te jdjjè ,oublie les injures & ne te J’ouviens que des bien-faits. Jl fait un devoir de Tamitié & de i’bu-milité.
Je ne citerai qu’une feule loi de Zoroajîre ;