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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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ÏO SUR LA RELIGION,

A.

Je ne demande pas quon insulte la société ,mais quon l'éclaire. Si la religion du paysest divine , ( car cest de quoi chaque nationíe pique ) cent mille volumes lancés contrellene lui feront pas plus de mal que cent millepelotes de neige nébranleront des muraillesdairain ; les portes de Tenter ne prévaudrontpas contre elle , comme vous savez : com-ment des caractères noirs tracés fur du papierblanc pourraîent-ils la détruire ?

Mais si des fanatiques ou des fripons , ougens qui possèdent ces deux qualités à la fois ,viennent à corrompre une religion pure &simple ; si par hasard des mages & des bonzesajoutent des cérémonies ridicules à des loissacrées , des mystères impertinens à la moraledivine des Zoroajtre & des Consultée , le'genre-humain ne doit-d pas des grâces à ceux quinettoieraient le temple de Ditu des orduresque ces malheureux y auront amassées ì

JJ.

Vous me paraissez bien savant ; quels sontdonc ces préceptes de Zoroajtre & de Con-sutise !

A.

Consut\èe ne dit point : ~Ne sais pas ûuxhommes ce que tu ne voudrais pas qu'on te Jît.

U dit : Fais ce que 'tu veux quon te jdjjè ,oublie les injures & ne te Jouviens que des bien-faits. Jl fait un devoir de Tamitié & de ibu-milité.

Je ne citerai quune feule loi de Zoroajîre ;