SUR. LA RELIGION. If
A.
Voilà un plaisant original avec sa pépinière& ses rayons clairs ! un français croît toujoursqu’il doit donner le ton aux autres nations. Ilsemble qu’il s'agiíïe ici d’un menuet ou d’unemode nouvelle. II nous plaint d’être libres.En quoi, s’il vous plaît , la France est-elle léroyaume fidelle de la doclrine éternelle! Est-ceclans le temps qu’une bulle ridicule , fabriquéeà Paris dans un collège de jésuites, & scelléeà Rome par un collège de cardinaux , a di-visé toute la France > & fait plus de prisonniers& d’exilés qu’elle n’avait de soldats ? O leroyaume fidelle !
Que l’église anglicane réponde , st elle veut,à ces rimeurs de l’église gallicane : pour moije suis sûr que personne ne regrettera parminous ce temps jadis où brilla tant de lumière.Iitait-ce quand les papes envoyaient chez nousdes légats donner nos bénéfices à des iral.ens,& imposer des décimes fur nos biens pour payerleurs filles de joie ? Etait-ce quand nos troisroyaumes fourmillaient de moines 8c de mira-cles ? Ce plat poëte est un bien mauvais ci-toyen. Il devait souhaiter plutôt à sa patrieastèz de rayons clairs , pour qu’elle aperçûtce qu’elle gagnerait à nous imiter : ces rayonsfont voir qu’il ne faut pas que les gallicansenvoient vingt mille livres sterling à Rometoutes les années, & que les anglicans, qui
l>iea gouverné un prêtre ne doit avoir ni plus de pri-vilèges ni moins de droits qu’un géomètre ou un méta-physicien Les droits de citoyen n ont rien de commuacvec Temploi qu’nn homme fait de i’efprU que U LAZíuie lui s donné*