ET U S MINISTRE.fais à l’intérêr ; mais vous cesserez bientôt del’être , lorsque vous saurez que j’appliqtie cetargent à de bonnes œuvres , & que je destinecette pension à ^entretien d’un pauvre hommeauquel je m’intéreíse t-rès-particulièrement. Nevous'étonnez donc pas , fì je vous demandequ’elie soit payée régulièrement , & mêmed’avance , si cela se peut.
LE PRETRE.
Je vous le promets , & l’usage que vousfaites de cet argent vous rend toute mon es-time ; mais n'avez-vous jamais lu ee livre dontje ne saurais prononcer le nom fans frémir ?Je ne i’ai pas vu, mais on dit qu’au mot vie ,l’article de vie heureuse fait dresser Ics che-veux. Tolère-t-on cet ouvrage de fatan dansle pays où vous vivez.
LE MINISTRE.
J’en ai lu quelque chose, & en esse t celivre est plein de blasphèmes & d’impiétés. Lemot vie que vous citez n’est pas encore fait;mais fans doute qu’il serait affreux s’il étaitimprimé.
On a souffert cet ouvrage dans ma patrie :quoique j’aie bien fait quelques tentatives pouren faire saisir une cinquantaine d’exemplairesqui y sont répandus , & que je voulais faireconfisquer au profit des ecclésiastiques, parcsqu’iis sons à l’abri de !a contagion , & queJ’ayant entre leurs mains , iìs sauraient mieuxréfuté. La choie a souffert quelque difficulté;& pour diminuer au moins la grandeur du mal,j ; en ai emprunté fous main quelques exem-