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nifires se conduisaient avec cette modération3c ce désintéressement car je le laissais abso-lument maître des conditions : il fut en elfe ktrès-sensible à ma démarche , me fit remercier ,& m’envoya mille écus en échange cso manus-crit , dont j’ai gardé une copie à tout événe-ment. il ne s’èn tint pas là : il donna utrbénéfice de cinq cents écus- à un prêtre de* -ma connaissance que je lui recommandai , 6cqui en a partagé le revenu avec moi jusqu'àía mort.
LE- PRETRE,
J’approuve infiniment votre conduite ; maiscomme vous le dites, il faut avoir une piété"bien éclairée pour démêler le mérite de cetteaction , & je ne serais pas surpris que les gens.d-u monde s’y trompaíîèot. Il y a cependantcette copie qui.
LE MINISTRE.
Puisque nous sommes fur le ton de la confiance,,il faut que je vous fasse une confession en-tière , & que je vous montre jusqu'où j’ai pousséle zèle & la charité. J’écrivais contre le- phi-losophes , & voyant que mes ouvrages n’étaienfpas un préservatif sutìsshnt contre la malignitédes leurs , jc tentai une autre voie : je m’a-dreíîai au plus dangereux & au plus écoutéd’entr’eux ; je cherchai à gagner fa confiance ,& aprés y avoir réussi, je lui proposai d’êtrel'éditeur de ses- œuvres ; je pensai que le pu-blic , rassuré, en voyant mon nom à côté- decelui de sauteur ik à la tête de l’ouvrage ,( dans une préface composée avec cette pieuseAdresse qu’inspire la vraie dévotion a-ux gens-