V X î R È I ï É
de notre état ) !e lirait non-seulement sansciéíìance , mais rrême avec édification ; tantil faut peu de chose pour se rem're maîtredes opinions : par ^ là je parais le coup quel’on voulait porter à la religion , je sanctifiaisles choses profanes , & je changeais en unbaume salutaire le poison que nos ennemisavaient préparé. La chose était prête à réus-sir, sauteur allait me faire présent d’un de sesmanuscrits, le marché était fait avec un li-braire qui devait m’en donner un louis d’orpar feuille , & deux cents exemplaires que j’au-rais vendus , tandis que j’aurais fait fairequelques changemens aux liens, lorfqu’on m’atraversé ; mais aussi j’ci bien dit du mal dulivre , & ce n’est pas ma faute íì je n’en aipas fait à fauteur.
LE PRETRE.
Cela est très-bien encore ;■ mais je vois tou-jours de l’argenr dans tout ce que vous faites,& j’aiinerais mieux qu’il n’y en tût pas.
LE MINISTRE.
Vous- avcï donc oublié ce que je vous aidit fout à l’heure de l'ufage que j'en fais ;vous me forcez à vous répéter que je le con-sacre à de bonnes oeuvres, & je puis vousassurer avec vérité que les petites sommes quej’ai reçues ont été remises fidellement entreles mains de ce pauvre homme dont je vous aiparlé ; j’aurais' bien des choies à vous raconterencore , iì je vous disais tout ce que j’ai faitpour lui : mais je craindrais d’abuí'er de votrecomplaisance ; & ce sera pour ia première en-trevue.
LE PRÊTRE.