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lá renverse ; & fi une épine de votre jardinne m’était pus entrée dans la jambe gauche.
II semble à mon imagination étonnée qu’ila fallu des tièdes pour ajuster cette phrasè, &bien d’autres tièdes pour la peindre. Ce seraitici le lieu de dire , ou de tâcher de dire , com-ment on exprime & comment on prononce danstoutes les langues du monde père', mère , jour ,nuit , terre , eau , boire-, manger , &c. ; maïs ilfaut éviter le ridicule autant qu’il est possible.
Les caractères alphabétiques préientant à lafois les noms des choses , leur nombre, lesdates des événemens , les idées des hommes ,■devinrent bientôt des mystères aux yeux mêmede ceux qui avaient inventé* ces (ignés. LesChaldéens , les Syriens, les Egyptiens , attri-buèrent quelque chose cîe divin à la combi-naison clés lettres , & à la manière de les pro-noncer. Ils crurent que les noms signifiaientpar eux-raêmes , 6r qu’ils avaient en eux uneforce , une vertu secrète. 11s allaient jufqu’àprétendre que le nom qui signifiait puìjfanceétait puissant de sa nature ; que celui qui ex-primait ange était angélique ; que celui quicìonnait l’idée de dieu , était divin. Cettescience des caractères entra • nécefíàirementdans la magie : point d’opérafion magique fansles lettres cie l’alphabet.
Cette porte de toutes les sciences devintcelle de toutes les erreurs; les mages de tousles pays s’en servirent pour se conduire dans'le labyrinthe qu’iis s’étaient construit, & oiii! n’était pas permis aux autres hommes d’en-trer. La manière de prononcer des consonnes, & des voyelles .devint le plus profond des
mystères,