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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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culte est auguste & simple. Ailleurs il est simplefans avoir rien de majestueux ; comme cheZles réformés de notre Europe & dans i’Amé-rique anglaise.

Hans d’autres pays il faut à midi allumer,des flambeaux de cire qu'on avait en abomi-nation dans les premiers temps. Un couventde religieuses , à qui on voudrait retrancherles cierges , crierait que la lumière de la foiest éteinte & que le monde va finir.

L’F.gUfe anglicane tient le milieu entre lespompeuses cérémonies romaines Sc la séche-resse des calvinistes.

Les chants , la danse Sí les flambeaux étaientdes cérémonies essentielles aux fêtes sacrées'de tout f Orient. Quiconque a lu fait que lesanciens Egvpîiens fêlaient le tour de leurstemples en chantant & en dansant. Point des-titution sacerdotale chez les Grecs fans deschants ïí des danses. Les Hébreux prirent cettecoutume de leurs voisins; David chantait &dansait devant Hardie.

St Matthieu parle d'un cantique chanté parJESUS-christ même & par les apôtres aprèsleur pâque. (*) Ce cantique, qui est par-venu jufqu’à nous , n’esl point mis dans lecanon des livres sacrés ; mais on en retrouveles fragmens dans la 137 m lettre de St Au-gustin à l’évêque Ceretìus . St Augustin ne

ne dit pas que cette hymne ne fut point chantée;il n'en réprouve pas les paroles : il ne con-damne les prifcíllianisles qui admettaient cettehymne dans leur évangile , que fur l’interpré-

í * ) Vymno ái 3 e, St Maítij, cil. XX,VI, V, ZA.