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s> degrés de sentiment , de perception & de
-, pensée à certains amas de matière créée &
„ insensible qu’il joint ensemble comme il ler, trouve à propos. »
C’était parier en homme profond, religieuxS c modeste. ( i )
On sair quelles querelles il eut à essuyer furcette opinion qui parut hasardée , mais qui eneffet n’était en lui qu’une fuite de la convic-tion où il était de la toute-puissance de dieu& de la faiblesse de l’homme. 11 ne disait pas-que la matière pensât : mais il disait que nousn’en savons pas assez pour démontrer qu’il estimpossible à dieu d'ajouter le don de la pensée-à l'être inconnu nommé matière , après luiavoir accordé le don de la gravitation & celuicl u mouvement qui font également incompré-hensibles.
Locke n’éfait pas assurément le seul qui eûtavancé cette opinion ; c’était celle de touteî’antiquité , qui en regardant Pâme comme,une matière très-déliée , assurait par consé-quent que la matière pouvait sentir ík penser.C’était le sentiment, de Gajsendi > comme on
( i) Voyez le discours préliminaire de M. à*dlembert-<r On peut dire qu il créa la métaphysique à peu prèp» comme Ntuton. avait créé la physique» .... pour>; eonnalsre notre a rue , fis idées & ses affections * il» n'étudU point les livres , paire qu ils ì'auraient malinstruis il se contenta de descendre profondément)) en lui-mâme ; & après s’être , pour ainsi dire , con*temple long-temps, il ne fit dans son traité de l’jfin->■> tendement humain que présenter aux hommes le mi--> roir dans lequel il s’était vu. En un mot , il réduisitla métaphysique à cc qiï’elîe doit être en effet la-L physique expérimentale de. Wme. »