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n’avons aucune idée'par nous-mêmes,, & quales objets sont incapables de nous en : 'donner':de-là il conclut que nous voyons tout en dieu.C’est au fond-la même chose que dessaïre dieul’auteur de toutes- nos idées : car : avec quoîverrions-nous dans lui, íì nous n’avions pasdes instrumens pour voir ? & ces înstrùmens ,c’est lui feu! qui les tient & qui les dirige. Cesystème éff un labyrinthe , doits une allée vousmènerait au spinosifme, une autre au stoïcisme,& une autre au cahos.
Quand on a bien disputé surTésprît , sur îamatière , on finit toujours par ne se pointentendre. Aucun philosophe n’a pu lever parses propres forces ce voile que !a nature aétendu fur tous les premiers pfincipes des cho-ses ; ils disputent, & la nature agit. :
SECTION I I f. ,
De l‘ame des bêtes , 6- de : -qaelques.idées creuses*
jAlvant l’étrange système qui ‘Tup-pbse lesanimaux d-e pures machinés- fans aucune sen-sation , les hommes n’avaient jamais imaginédans les bêtes une ame immatérielle ; & per-sonne ifavait pouffé la témérité jufqu’à- dírêqu’une huître possède une ame spirituelle. Toutle monde s’accordait paisiblement à convenir«jue les bêtes avaient reçu de dieu du. sen-timent, de !a mémoire, des idées, & non pasun esprit pur. Personne n’avaií abusé du donà raisonnes au point de dire que la nature, a
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