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affirmait que la Divinité était inutile au monde,et que l’ame périt avec le corps ; & celle desstoïciens qui regardaient l’ame comme uneportion de la Divinité , laquelle après la mortfe réunissait à son origine , au grand tout dontelle était émanée. Ainsi , soit que l’on crûtl ame mortelle, soit qu’on la crût immortelle,
toutes lès/ectes fe réunissaient à se moquer des imbpeines et des récompenses après la mort. &c
11 nous reste encore cent monumens de cette , hir
croyance des Romains. C'est en vertu de ce 1 qre
sentiment profondément gravé dans tous les te
cœurs , que tant de héros et tant de simples senti
citoyens romains fe donnèrent la mort fans le' Un
moindre scrupule ; ils n’attendaient point qu’un- fenli
tyran les livrât à des bourreaux, Y
Les hommes les plus vertueux même et les- poio
plus persuadés de Pexistence d'un Dieu, n'ef- enco
péraient alors aucune récompense , & ne craso Q
gnaient aucune peine, Nous verrons-à l’article' deva
Apocryphe que Clément , qui fut depuis pape fa m& saint , commença par douter lui-même de amiee que les premiers chrétiens disaient d’une au rautre vie , & qu'11 consulta St Pierre à Césarée, avoi
Nous sommes bien loin de croire que St Clé- arase,
ment ait écrit cette histoire qu’on lui attribue ; l’a
mais elle fait voir quel besoin avait le genre- de m
humain d’une révélation précise. Tout ce qui feu r
peut nous surprendre , c’est qu’un dogme íi sa m
réprimant et sr salutaire ait laissé en proie à hiroi
tant d’horribles crimes des hommes qui ont fl fait
peu de temps k vivre , & qui se voient pressés- à la
entre deux éternités, k pi
, cettí