J.JO A OT K.
partiront avant que leurs intendans les aientmises au fait : mais soyons juíles devant dieu,queîqu’ignorans que nous soyons nous & nosintendans.
Voyez dans les lettres de Memmiusce qu’oadit de l’ame. ( * ).
SECTION VIII.
Ïe faut que je î’avoue , lorsque j'ai examinél’infaillible Aristote, le docteur évangélique,Je divin Platon , j’ai pris toutes ces épithètespour des sobriquets, Je n’ai vu dans tous lesphilosophes qui ont parlé éc l'ams humaine,que des aveugles pleins de témérité & de babil,qui s’efforcent de persuader qu’ils ont une vued’aigle, & d’autres curieux & fous qui lescroient fur leur parole , & qui s’imaginentauííì de voir quelque chose.
Je ne craindrai point de mettre au rang de•ces maîtres d’erreurs , Descartes Sc Malle-branche. Le premier nous pliure que i’ame dei’homme est une substance dont l’essence estde penser , qui pense toujours, & qui s'occupedans !e ventre de la mère de belles idées méta-physiques St de beaux axiomes généraux qu’elleoublie ensuite.
four le père Mallebrancke , il est bien per-suadé que nous voyons tout en dieu il atrouvé des partisans, parce que les fables lesplus hardies font celles qui font le mieuxreçues de la faible imagination des hommes.Plusieurs philosophes ont donc fait le roman
( * ) Œuvres philosophiques, tome I.