5.6e ,A M j.
cupé les premières chargés, on n’aurait paí
tiré de grands pontifes de leur corps.
11 parait que ce ne fut qu'après la fondationd’Alexandrie , que les Juifs fe partagèrent entrois sectes ; les pharisiens , les faducéens &les esséniens. L’hislorien Joscpke , qui était pha-risien , nous apprend , au livre treize de sesantiquités, que les pharisiens croyaient la mé-tempsycose : les faducéens croyaient que lamepérissait avec le corps : les esséniens, dit encoreJoscphe , tenaient les âmes immortelles ; lesâmes, selon eux , descendaient en forme aé-rienne dans les corps, de la plus haute régionde l'air ; elles y font reportées par un attraitviolent, & après la mort celles qui ont appar-tenu à des gens de bien demeurent au delà del’Océan, dans un pays où il n’y a ni chaudni froid , ni vent ni pluie. Les âmes des mé-cbans vont dans un climat tout contraire. Telleétait la théologie des Juifs.
Celui qui seul devait instruire tous les hom-mes , vint condamner ces trois sectes ; maisfans lui nous n'aurions jamais pu rien connaîtrede notre ame , puisque les philosophes n’en ontjamais eu aucune idée déterminée , & queMoïse , feu! vrai législateur du monde avantle nôtre, Moïse qui parlait à dieu face àface , a laissé les hommes dans une ignoranceprofonde fur ce grand article. Ce n’est doncque depuis dix-íept cents àns qu’on est certainde l’existence de famé & de son immortalité.
Cicéron n'avait que des doutes ; son petit-fi!s & fa petite—fille purent apprendre la véritédes premiers galiléens qui vinrent à Rome.
Mais avant çç tgmps-là, & depuis dans tM