AMÉRIQUE,
G*tV peau est mêlée de blanc & d’incarnat avec delongues barbes tirant fur le roux ; des nègresouslt fans barbe vers la ligne , en Afrique & dansIssir; les îles ; d’autres nègres avec barbe fous laílîii même latitude , les uns portant de la laine furt,Çii la tête , les autres des crins, & au milieu d’eux; I'.: des animaux tout blancs, n’ayant ni crin nilaine , mais portant de la foie blanche,tri» On ne voit pas trop ce qui pourrait avoirs croie empêché dieu de placer dans un autre continentsune espèce d’animaux du même genre , laquelle«,I est couleur de cuivre dans la même latitudeideia où ces animaux sont noirs en Afrique & entita Asie , & qui est absolument imberbe & sansà poil dans cette même latitude où les autresîle loi) font barbus.
t ; Jufqu’où nous emporte la fureur des systèmes,:ifc jointe à la tyrannie du préjugé ! On voit cesi « ii animaux ; on convient que dieu a pu les mettreos où ils font ; & l’on ne veut pas convenir qu'ilkbm les y ait mis. Les mêmes gens qui ne font nulleàL- difficulté d’avouer que les castors font origi-naires du Canada , prétendent que les hommesne peuvent y être venus que par bateau , &que le Mexique n’a pu être peuplé que parquelques descendans de Magog. Autant vau-fjju; drait-il dire que s’il y a des hommes dans laEt lune, ils ne peuvent y avoir été menés quefeí P ar -Ajloìphe qui les y porta fur son hippogriffe ,1£S(S ; lorfqu’il aila chercher le bon sens de Rolandjj j, renfermé dans une bouteille.
Si de son temps l’Amérique eût été décou-la ,, verte, & que dans notre Europe il y eût eu des£ L hommes assez systématiques pour avancer , avecj#; ' Je jésuite Lafiteau , que le$ Caraïbes deícei^*