ANA, ANECDOTES, 309complices ; leur crime avait été celui àtemps : le cri de la religion fut leur íeuicomplice. On a souvent imprimé que R availlacavait fait le voyage de Naples ; & que lejésuite Alagona avait prédit dans Naples lamort du roi , comme le répète encore je nefais quel Chiniac, les jésuites n’ont jamais étéprophètes ; s'ils savaient été, ils auraient pré-dit leur destruction ; mais au contraire , cespauvres gens ont toujours assuré qu'ils dure-raient jusqu’à la fin des siècles. Il ne faut ja-mais jurer de rien.
De Vabjuration de Henri IV.
Le jésuite Daniel a beau me dire , dans fatrès-féche & très fautive histoire de France,que Henri IV, avant d’abjurer, était depuislong-temps catholique. J’en croirai plus HenriIV lui-même que !e jésuite Daniel, Sa lettre àla belle Gabrielle : c’eft demain que je sais lefaut périlleux , prouve au moins qu’il avaitencore dans le cœur autre chose que le catho-licisme. Si son g, and caur avait été depuis long-temps fi pénétré de la grâce efficace, il auraitpeur - être dit à fa maîtresse, ces évêquesm’édifient ; mais il lui dit, ces gens-là m’en-nuient. Ces paroles font-elles d’un bon caté-chumène ?
Ce n’efl pas un sujet de pyrrhonifme queles- lettres de ce grand-homme à CoriJ'anded’Andouin comtesse de Grammont -, elles existentencore en original. L’auteur de ì’Ejsai furiesmoeurs & Vesprit des nations rapporte plusieursde ces lettres intéressantes, Ln voici des mor-ceaux curieux,