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On nous a conservé une lettre de lui, (J)par laquelle il prie les évêques & les chré-tiens de ne point s'oppoíer à ion martyre ; soitque dès-lors les chrétiens fuíTent assez puissanspour le délivrer ; soit que parmi eux queiques-uns eussent assez de crédit pour obtenir fa grâce.Ce qui est encore très-remarquable, c'est qu’onsouffrit que les chrétiens de Rome vinssentau-devant de lui, quand ii fut amené dans cettecapitale ; ce qui prouverait évidemment qu’onpunissait en lui la personne non pas la secte.
Les persécutions ne furent pas continuées.Origine , dans son livre III conte Celse , dit :On ne peut compter facilement les chrétiens quifont morts peur leur religion , parce qu’il enejl mort peu , & feulement de temps en temps , &par intervalle.
Dieu eut un si grand soin de son Eglise,que malgré ses ennemis ií fit en forte qu’eîletint cinq conciles dans le premier siècle, seizedans ie second , & trente dans le troisième ;c'est-à-dire, des assemblées secrètes & tolé-rées. Ces assemblées furent quelquefois défen-dues, quand la fausse prudence des magistratscraignit qu’elles ne devinssent tumultueuses. IInous est resté peu de procès verbaux des pro-consuls & des préteurs qui condamnèrent leschrétiens à mort. Ce serait les seuls actes furlesquels on pût constater les accusations portéescontre eux & leurs supplices.
Nous avoias un fragment de Denys. d’Ale-xartdrie, dans lequel il rapporte l’extrait du
(d) Dupin áans si bUlwthìqug ealéjìajìiqut , prouveque ceíte lettre est autUeutiijue,