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qu'il avait de la fille d’un césar étaient en b^sâge , & ne pouvaient prétendre à l’empire.Constantin eut la confiance de se faire élireà Yorck par cinq ou six mille soldats allemands ,gaulois & anglais pour la plupart. II n’y avaitpas d’apparence que cette élection faire fansle consentement de Rome , du sénat & desarmées , pût prévaloir ; mais dieu lui donna.la victoire fur Mazentius élu à Rome, & ledélivra enfin de tous ses collègues. On ne peutdissimuler qu’il ne se rendît d’abord indignedes faveurs du ciel , par le meurtre de tousses proches , & enfin de fa femme & de son fils.
On-peut douter de ce que Zoistme rapporteà ce sujet. 11 dit que Constantin agité de re-mords , après tant de crimes , demanda aux-pontifes de l’empire s’il y avait quelque ex-piation pour lui, & qu’iis lui dirent qu’ils n’enconnaiílaient pas. il est bien vrai qu’ii n’y enavait point eu pour Néron , & qu’il n’avaitosé assister aux sacrés mystères en Grèce. Ce-pendant les tauroboîes étaient en usage ; & ilest bien difficile de croire qu’un.empereur toutpuissant n'ait pu trouver un prêtre qui voulûtlui accorder des sacrifices expiatoires. Peut-être mème esl-il moins croyable que Constantin ,occupé de la guerre, de son ambition , de sesprojets , & environné de flatteurs , ait eu letemps d'avoir des remords. Zoiime ajoute qu’unprêtre égyptien arrivé d’Espagne , qui avaitaccès à fa porte, lui promit l’expiation de tousses crimes dans la religion chrétienne. On asoupçonné que ce prêtre était Ostus , évêquede Cordoue.
Quoi qu’il en soit, dieu réserva Constantin