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les autres, les montanistes, par exemple^ quise vantaient dé tant de prophéties Sí d’unemorale si austère , qui regardaient les secon-des noces connue des adultères, la fuite dela persécution comme une apostasie , qui avaientíì publiquement des convulsions sacrées Sc desextases , qui prétendaient parler à dieu faceà face, furent convaincus, à ce qu’on pré-tend , de mêler le sang d’un enfant d’un atíau pain de f eucharistie. Ils attirèrent fur lesvéritables chrétiens ce cruel reproche qui lesexposa aux persécutions.
Voici comme ils s’y prenaient : selon StAugustin • (o) ils piquaient avec des épinglestout le corps de l'enfant , ils pétrissaient lafarine avec ce sang & en fefaient un pain ; s’ilen mourait, ils l'honoraient comme un martyr.
Les moeurs étaient si corrompues, que lessaints pères ne cessaient de s’en plaindre.Ecoutez St Cyprien dans son livre des Tombés :(p) “ Chaque prêtre, dit-il , court après leu biens & les honneurs avec une fureur infa-» riabie. Les évêques font fans religion ; les» femmes fans pudeur, la friponnerie règne jsi on jure, on fe parjure : les animosités divi-» sent les chrétiens ; les évêques abandonnent» les chaires pour courir aux foires , & pour,» s’enrichìr par le négoce ; enfin , nous nous» plaisons à nous seuls & nous déplaisons à», tout le monde.
( o ) Augustin, de hceresibus. Hetresi XXVI.
(?) Voyez les œuvres de saint Cyprien & Vhistoireèccïésiast, de Fkw t tom. II, pag. léS, éditioa in IL,