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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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bktnens de corps quils affectaient en prêchant,8f par un nazillonnement qui ne fut dansl'Eglilg romaine que le partage dune espècede moines appelés capucins. Mais on peut eaparlant dti nez & en se secouant , être doux ,frugal, modeste, juste, charitable. Personnene nie que cette société de primitifs ne donnâtiexemple de toutes ces vertus.

Penn voyait que les évêques anglicans Scles presbytériens avaient été la cause duneguerre affreuse pour un surplis, des manchesde linon St une liturgie ; il ne voulut ni litur-gie , ni linon, ni surplis. Les apôtres n'enavaient point. Jesus-christ navait baptisépersonne ; les associés de Penn ne voulurentpoint être baptisés.

Les premiers fidelles étaient égaux ; cesnouveaux venus prétendirent iêtre autant qutlest possible. Les premiers disciples reçurenti'esprit & parlaient dans laísemblée ; ils na-vaient ni autels, ni temples, ni ornemens , nicierges , ni encens , ni cérémonies ; Penn Scles liens se flattèrent de recevoir Iesprit, &renoncèrent à toute cérémonie , à tout appareil.La charité était précieuse aux disciples du Sau-veur; ceux de Penn, firent une bourse communspour secourir les pauvres. Ainsi ces imitateursdes esséniens ík des premiers chrétiens, quoi-querrans dan? les dogmes & dans les rites, étaientpour toutes les autres sociétés chrétiennes unmodèle étonnant de morale & de police.

Enfin, cet homme singulier alla sétablir aveocinq cents des siens dans le canton alors !splustauyajle de l'Amérique. La reine Christineide Suède avait voulu y fonder une colonie qu|

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