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r;6 t x a g í r a i i o s,
Si une nation gagne une bataille , elle apresque toujours perdu peu de guerriers , &tué une quantité prodigieuse d’ennemis. C'estpeut - être en ce sens qu’il est dit dans lespfeaumes , Oinnis homo meniax.
Quiconque fait un récit a besoin d'être leplus scrupuleux de tous les hommes, s’il n’exa-gère pas un peu pour se faire écouter. C’est-là ce qui a tant décrédité les voyageurs ; oufe défie toujours d’eux. Si l’un a vu un chougrand comme une maison , l’autre a vu lamarmite faire pour ce chou. Ce n’est qu’unelongue unanimité de témoignages valides qui.mer à la fin ie sceau de la probabilité auxrécits extraordinaires.
La poésie est sur-tout !e champ de l’exagé-ration. ïous les poètes ont voulu attirer l’at-tention des hommes par des images frappantes.Si un Dieu- marche dans l’iliade , il eíl aubout du monde à la troisième enjambée. Cen’était pas la peine de parler des montagnespour les laitier à leur place ; ii fallait les fairefauter comme tíes chèvres , ou les fondrecomme de la cirp.
L’ode dans tous les temps a été consacréeà Iexagération. Aussi plus une nation devientphilosophe , plus les odes à enthousiasme > &qui Rapprennent rien aux hommes , perdentde leur prix.
De tous les genres de poésie , celui quicharme le plus les esprits instruits & cultivés,c’est h Tragédie. Quand la nation n’a pas encorele goût tb-mé , quand elle est dans ce passageîle lá barbarie à ia culture de i’efprit, alors
presque