LETTRES
D U
ROI DE PRUSSE
E T
DE M. DE VOLTAIRE.
LETTRE PREMIERE.
DU ROT.
A Potsdam , le 3 de janvier.
*> Lì
v^ue Thiriot a de l’espritDepuis que le trépas en a fait un squelette!
Mais lorsqu’il végétait dans ce monde maudit,
Du Parnasse Français composant la gazette,
II n’eut ni gloire ni crédit.
Maintenant il paraît, par les vers qu’il écrit,
U11 philosophe, un sage, autant qu’un grand poste.Aux bords de l'Achéron où son destin le jette,
II a trouvé tous les laiensQit’une fatalité bizarreLui dénia toujours lorsqu’il en était temps,
Pour les lui prodiguer au fin fond ri u Ténare.
Enfin, les trépassés et tons nos sots vivansPourront donc aspirer à briller comme à plaire,
S’ils fout assez adroits, avisés etprudensDe choitìr pour leur secrétaire,
Homère, Virgile, ou Voltaire.
A- S»