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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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qui lui laissent un beau royaume, il pourraêtre ie maître?

Je ne verrai pas les troubles qui semblent fspréparer, ma famé est trop délabrée ; jírai re.trouver tout doucement Isnac dArgent , et nousvous célébrerons tous deux furie bord des troisrivières.

En attendant je vous prie de me conserver vosbontés. Plaignez - moi fur- tout de mourir loin devotre Majesté; mais ma destinée Pa voulu ainsi,

LETTRE VIII.

DU R O L

A Petsdam, le 17 de mat:

Si je nétais pas surchargé daffaires, jaurais ré-pondu à votre charmante lettre de toute» ies trini-tés infernales-auxquelles vous avez heureuse-ment échappé: ce dont je vous félicite. II Faudraattendre le retour de mes voyages; ce qui feraexpédié à peu près vers le milieu du mois pro-chain.

(Quelque pressé que je íois, jh ne saurais pour-tant mempêcher de vous dire que la médisanceépargne ìes philosophes auflì peu queles rois. Onsuppose des raisons à votre dernière malade, quifont autant dhonr.eur à la vigueur de votre Tem-pérament que vos vers en fon t s la fraîcheur, ou,pour mieux dire, à ;'immortalité de votre génie.Continuez de même , et vous surpasserez Atabu-saient en toute chose. 11 neut jamais tille maladie