3$ LETTRÏS DU ROI DE PTtTJSSB
J " îKes pauvres ignatiens des rigueurs de la cour de1 ^ 3 ' Home, corroborer leur ordre, en former un corpsde diverses provinces où je ies conserve , et sesrendre utiles à la patrie en dirigeant leurs écolespour l’instmction de la j runesse, à laquelle ils sevoueront entièrement. De plus, j’ai arrangé labâtisse de soixante vidages dans !a haute Silésie,où il restait des terres incultes : chaque village avingt familles. J’ai fait faire des grands cheminsdans les montagnes pour la facilité du commerce,et rebâtir deux villes brûlées : elles étaient debols ; elles seront de briques, et même de pierre*de-taille, tirées des montagnes.
Je ne vous parie point des troupes : cettematière est trop prohibée àFerney pour que jsla touche.
Vaus sentirez qu’en fesant tout cela, je n’aipas été les bras croisés.
A propos de croisés, ni Peœpsreur ni moi nenous croiseront contre le Croissant; iln’y a plusde reliques à remporter ds Jérusalem. Nousespérons que la paix se fera, peut-être cet hiver;et d’ailieurs nous aimons le proverbe qui dit :11 faut vivre , et laisser vivre. À peine y a t-il dixans.que la paix dure ; il faut la conserver autantqu’on le pourra sans risque, et ni plus ni moinsse mettre en état de n’ètre pas pris au dépourvupar quelque chef de brigands, conducteur d’astíafiins à gags.
Ce système n’est ni celui de Richelieu , ni celuids Mazariu; mais il est celui du bien despeuples, objet principal des magistrats qui lesgouvernent.