ET DE M. DE VOLTAIRE. 6 1
11 est inconcevable que uans un pays qui sedit policé, et qui prétend avost quelques citoyensaimables , on ait condamné au supplice des parri-cides un jeune homme sortant de l’çnfance, pourune chose qui ti’est pas même une peccadille, et■qui n’aurait été punie ni à Madrid, ni à Rome,de huit jours de priian.
On ne parie encore de cette aventure dan*l’Europe qn’avec horreur, et j et) fuis saisi frappéque le premier jour. J’aurai» conseillé à M. dej Morival votre officier de ne point s'avilir jusqu’àdemander grâce à des barbares en démence, sicette grâce n’était pas nécessaire pour lui fairerecueillir un hé itage qu’il attend.
Qìïoì qu’ii arrive, il restera chez moi jufqu’à ceque son affaire soit sinîe ou manquée , et il pro-fitera de la permission que votre Majesté lui adonnée. Il reviendra à son régiment ie plutôtqu’il pourra, et ie jour que vous prescrirez.
Je remerie votre Majesté d’avoir daigné me1’envoyer. Je me suis attaché à lui de plus enpins, et fa passion de vous servir toujours est unedes plus sortes raisons des sentimens que j’aípour lui, J’ofe vous assurer que personne n’estplus digne de votre protection; la pitié que son.horrible aventure vous inspire , fera la consolationde sa vie, si malheureusement commencée, etqui finira heureusement sous vos ordres. Lamienne est accablée ces plus grandes infir-mités ,• vos bontés en adoucissent i’amertutne,et je la finirai avec des sentimens qui onztoujours ece iirvsriab.es , aveu le plus profond