ÈT DÊ M. DE VOLTAIRE. çt
snoyen de Flnstruciion de quoi former et perfec-tionner ses talens. . ^
Je vous remercie des dessins que vous m'en-voyez , íur-tout de celui de votre jardin , pourme faire une idée des lieux que votre beau génierend célèbres, et que vous habitez.
Vous me parlez d’un jeune homme (*) qui aété page chez moi, qui a quitté le service pouraller en France, où, pour trouver protection, ilS épousé , je crois, une parente de la Dubarrt. SiLouis X V n’était pas mort, il aurait joué un rôlesubalterne dans ce royaume : mais actuellementil a beaucoup perdu : il est fort éventé ; et je doutequ',1 fe soutienne à la longue. Avec une bonnedosed’effi'ffnterie , iis’est annoncé comme hommeà talens ; on l’en a cru d abord fur fa parole. IIlui faut une quinzaine de printemps pour qu’ilparvienne à maturité ; íl fc peut alors qu’il de-vienne quelque chose.
Les siècles où les nations produisent des Tu-vtnne , des Coudé, des Colbert , des Bojfuet , desBíiyle et des Corneille , ne fe suivent pas de procheen proche: tels furent ceux des Pèrklès , desCicéron, des Louis XIP. II faut que tout prépare-les esprits à cette effervescence. 11 semble que cesoit un,effort de la nature, qui se repose aprèsavoir prodigué tout à la fois fa fécondité et sonabondance, l’oint de souverain qui puisse contri-buer à l’avénement d’une époque aussi brillante. 11faut que la nature place les génies de telle forte queceux qui les ontrequs, puissent ies employer dans
Le baron ds Pìrfch.
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