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ET DE M. DE YOLTAIRE.
LETTRE XLV.
DU ROI.
A Potsdam, le 12 de février-
"Votre muse est dans son printemps,Elle en a la fraîcheur, les grâces ;
Et les hivers, les froides glaces,
N’ont point fané les fleurs qui font ses ornemens.
Ma muse sent le poids des ans:
Apollon me dédaigner; une lourde Minerve,
A force d’animer ma verve,
En tire des accords faibles et languissons.
Tour vous, le dieu du jour, Apollon votre pèreVous obombra de les rayons,
De ce feu pur, élémentaire,
Dont l’ardeur vous soutient en toutes les faisons.
Le feu que jadis ProméthéeRavit au souverain des dieux,
Ce mobile divin dont l’arne est excitée ,
M’abandonne, et s’élance aux cieux.
Le Gcnie éleva votre vol au Parnasse;
Au chantre de Henri le grand,
Au-dessus d’Homère et d Horace,
Les muses et les dieux a Alignèrent le rang.
Mars, auquel je vouai ma jeunesse imprudente,M'éblouit par l’édat de ses brillans héros;
Mais, usé par ses durs travaux,
Je vieillis avant mon attente.
Quand nos foudres d’airain répandent la terreur,Que la mort fuit de ptès le tonnerre qui gronde.Héros de la raison , vous écrasez Terreur ,
Et vos chants consolent le inonde.
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