ST DS M. DE VOLTAIRE, 241
LETTRE II.
DE LA MEME.
B:r!in, ce 29 octobre.
C’est avec im vrai plaisir, Monsieur, que j’aireçu votre lettre. Je me trouve fort embarrassée ày répondre. Ce n’est que la satisfaction de vousassurer de mon estime , qui me fait sacrifier monamour propre. Je sais qu’il faudrait une autreplume et un esprit bien au-dessus du mien pourécrire à un homme tel que vou; ; mais j’espère quevous aurez quelque indulgence pour les défauts dustyle, qui ne vous convaincra que trop que je nefuis point déesse, mais un être des plus matériels.Je ne veux pas vous priver plus Iong-temps de cequi vous fera le plus agréable Ce font les marquesde bonté de la reine, ma mère, qui m’ordonne devous assurer de" son estime. Ellç vous enverra laboîte et les portraits, et vous les auriez déjà reçusst le peintre avait été plus diligent.
Ma sœur implore le secours d’ Euterpe pour ani-mer les enfans de Terpjkore. La composition de lamusique des ballets est à présent son occupation.Comme vous êtes le favori des neuf sœurs, je vousprie d intercéder en fa faveur, pour la réussite deson ouvrage. Par reconnaissance, je ferai desvœux pour l’accomplissement de votre bmheur,que vous faites consister à finir vos jours ici. J’ytrouverai mon compte, ayant alors plus souventlc pla sir de vous assurer de l’eftime et de la consi-dération avec laquelle je fuis votre asseciionné»
UIRIÇUE.
T. 77. Cônes]!, du roi de P... ete. T. IV. X